La panique boursière s'accentue, le G7 sous pression

 

LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

Les places européennes ont vécu l'une des journées les plus agitées de leur histoire, qui clôt une semaine de baisse vertigineuse.

Les puissances économiques mondiales sont mises au défi d'inventer des solutions hors normes, alors que la réunion ministérielle du G7 est sur le point de commencer et qu'elle sera suivie des réunions annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.

L'administration américaine étudie actuellement un plan de recapitalisation des banques, a rapporté la chaîne de télévision CNBC, citant de hauts responsables du gouvernement.

Ce programme serait mis en place en concertation avec le département du Trésor, la Réserve fédérale et la Maison blanche, selon CNBC.

Par ailleurs, a-t-on dit de sources gouvernementales françaises, le président Nicolas Sarkozy "réfléchit" à une nouvelle initiative européenne qu'il pourrait annoncer avant le Conseil européen des 15 et 16 octobre.

L'Elysée essaie d'organiser un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des 15 pays de l'Eurogroupe, qui pourrait se tenir dimanche, a-t-on confirmé de sources gouvernementales concordantes.

En attendant, les Bourses ont été victimes de ventes paniques, les investisseurs n'espérant visiblement pas de solution miracle de la réunion ministérielle du G7 et préférant amasser des liquidités.

Même les informations sur la possibilité d'un plan de soutien de plus de 100 milliards d'euros aux banques allemandes n'ont pas suffi à enrayer cette tendance.

Wall Street s'achemine vers sa huitième séance consécutive de baisse, la tendance semblant se stabiliser après un début de séance particulièrement volatil.

En clôture en Europe, l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 cédait 7,83% à 849,29 points après avoir perdu jusqu'à 9,9%. A Paris, le CAC 40 a abandonné 7,73% à 3.176,49 points, après être tombé dans l'après-midi à 3.047,85, soit une chute de 11,46%.

Sur la semaine, le FTSEurofirst 300 s'est effondré de 22% pour revenir à son plus bas niveau de clôture depuis le 2 juillet 2003. Le CAC 40, lui, accuse un repli de 22,2% en cinq séances, du jamais vu depuis sa création, et il se retrouve au plus bas depuis septembre 2003.

La panique a été telle que des rumeurs de fermeture pure et simple des Bourses le temps de ramener le calme ont circulé. NYSE Euronext, l'opérateur des places de Paris, Amsterdam et Bruxelles, a assuré ne pas envisager une telle mesure.

Seul bénéficiaire de l'ambiance actuelle qui règne sur les marchés, l'or est remonté au-dessus de 900 dollars l'once, au plus haut depuis deux mois et demi.

La peur d'une récession marquée et prolongée a accentué la baisse des prix pétroliers: le brut léger américain a perdu jusqu'à plus de sept dollars, repassant sous le seuil de 80 dollars le baril pour la première fois depuis un an presque jour pour jour.



Article ajouté le 2008-10-10 , consulté 24 fois

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