Parasomnie

Parasomnies du sommeil lent profond :

 

 

SOMNAMBULISME

 

 

 

Ce trouble survient pendant le sommeil lent profond.
Dans les cas les plus spectaculaires, la personne se lève et marche. Plus fréquemment, elle s'assoit dans le lit ou effectue des mouvements comme en état d'éveil.
Les sujets somnambules ne se souviennent généralement pas de l'épisode après s'être calmement rendormis.

Nb. Il ne faut pas confondre ces gestes avec ceux, souvent plus incohérents et stéréotypés, que l'on observe au cours de phénomènes de nature épileptique. Les enregistrements (PSG) avec vidéo sont utiles au diagnostic.

Certains chercheurs proposent de classer le somnambulisme dans la même catégorie que d'autres parasomnies* telles que les terreurs ou les réveils confusionnels.


« ON NE RÉVEILLE PAS UN SOMNAMBULE. » Comme les terreurs nocturnes ou les éveils confusionnels, le somnambulisme fait partie des parasomnies, qui peuvent se concevoir comme une incapacité à sortir normalement et complètement du sommeil.
Il est donc difficile de réveiller le sujet et celui-ci risque de présenter des signes de confusion et de peur irraisonnée.
"Le seul risque que vous prendriez en réveillant un somnambule, c'est celui de ne pas y parvenir ou de ne pas arriver à lui expliquer ce qu'il fait là en dehors de son lit et, s'il a mauvais caractère, il risque en plus de se fâcher".

Comme dans toutes les parasomnies en sommeil lent, en général, le dormeur est docile, se laisse ramener vers son lit et s'y recouche paisiblement.

 

 

 

 

 

BRUXISME :

 

 

 

Le bruxisme est une parasomnie du sommeil lent sans gravité où le sujet présente des contractions répétées des maxillaires produisant un bruit de grincement qui peut être assez désagréable pour l'entourage.
Il existe des gouttières endobuccales pour les rares cas les plus sévères qui provoquent une usure anormale des dents.
Comme toutes les parasomnies, le bruxisme peut être concomitant de périodes de stress.

 

 

 

 

SOMNILOQUIE :

 

 

 

C'est une forme de "somnambulisme vocal" probablement en rapport avec des phénomènes oniriques (des rêves) en sommeil lent.
La personne prononce quelques mots (une exclamation, une question ...) comme si elle discutaient avec une personne imaginaire
Si l'on réveille le dormeur, il ne rapporte que des souvenirs très vagues (contrairement aux "vrais" rêves qui surviennent en sommeil paradoxal).
Lire l'article consacré au "Rêves"
Ces événements sont plus fréquents dans certaines familles.
Ils n'ont, en règle générale, aucun caractère pathologique.
Ils peuvent parfois donner lieu à des "sexsomnies" à type de malentendu conjugal de part le contenu des propos tenus au cours du sommeil.

 

 

 


 

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ÉNURÉSIE :

 

 

L'énurésie est une pathologie du Sommeil Lent quasiment spécifique à l'enfance où le sommeil est parfois trop profond pour autoriser le réveil.
Le sujet ne parvient pas se réveiller la nuit pour aller vider sa vessie comme le font souvent les enfants du même âge.

L'origine génétique du trouble, observée par la fréquence des cas familiaux, est confirmée par les récentes avancées sur l'exploration du génome humain.
Les cas d'énurésie chez l'adulte sont exceptionnels du fait de l'allègement du sommeil observé à partir de la période post-pubertaire.
Chaque année, environ 10% des enfants énurésiques guérissent, ainsi, spontanément entre 5 et 16 ans .
"Le temps est le meilleurs des docteurs" dit le proverbe Chinois : "il guérit huit malades sur dix".
Nb. Il est donc très difficile de savoir la part de ce qui est efficace parmi les innombrables techniques "anti-pipi au lit".
En clair, n'importe quelle "patamédecine" guérit très bien huit malades sur dix et on ne voit pas comment les "gagnants" peuvent douter de l'efficacité de ce qu'ils ont fait. Ce biais conduit ainsi à encourager les croyances de toutes sortes autour du "traitement magique" de l'énurésie.
Les approches trop psychologiques ne sont guère plus validées que les techniques comportementales (agenda, pipi stop ...).

 

L'essentiel de la thérapeutique actuelle de l'énurésie consiste à déculpabiliser le malade pour limiter les conséquences psychologiques du trouble.
Certains médicaments sont partiellement efficaces pour limiter le remplissage de la vessie au cours du sommeil. Ils peuvent aider l'enfant à résoudre certaines difficultés mais le temps reste meilleur des traitements".
Un enfant sur 10 verra son trouble disparaître spontanément chaque année.
Aucune thérapie "miracle" (ostéo, homéo, phyto, gogo ...) n'a jamais fait la preuve d'une efficacité supérieure à l'évolution naturelle du trouble.

 

 

 

 

SYNDROME D'ELPÉNOR :

 

 

 

 

Le syndrome d'Elpénor est aussi appelé "somnambulisme délictueux" ou éveil confusionnel.
C'est une parasomnie caractérisée par un état de demi-éveil, favorisé par l'interruption brutale d'une phase de sommeil lent très profond.
Le dormeur est assez réveillé pour effectuer des tâches élaborées comme la conduite ou le combat) mais la confusion affecte son jugement moral et l'amène à avoir des comportements préjudiciables pour lui ou pour autruit.
Le concept de Sd. d'Elpénor répond donc essentiellement à une définition juridique.S'il n'y a pas de préjudice, on parle simplement de somnambulisme.
L'abus d'alcool, cumulé avec la privation de sommeil est à l'origine de tels épisodes d'éveils confusionnels particulièrement accidentogènes.

 

 

 

 

 Parasomnies en Sommeil Paradoxal

 

 

 

Le rêve :

 

 

 

« Les songes ont toujours été un grand objet de superstition ; rien n'était plus naturel. Un homme vivement touché de la maladie de sa maîtresse songe qu'il la voit mourante ; elle meurt le lendemain : donc les dieux lui ont prédit sa mort. Un général d'armée rêve qu'il gagne une bataille ; il la gagne en effet : les dieux l'ont averti qu'il serait vainqueur.
On ne tient compte que des rêves qui ont été accomplis ; on oublie les autres. »

N'en déçoive les tenants des interprétations rétrospectives de toutes natures, et hormis quelques cas particuliers (comme certains rêves post-traumatiques), les études sur le contenu du rêve n'ont pas été contributive en médecine du sommeil.
Leur évocation amène parfois le sujet (ou son psychothérapeute) à des conclusions intéressantes (et parfois non ...).
Mais il n'y a pas lieu, de notre point de vue, à chercher un sens au contenu des rêves. On doit tout au plus les considérer comme des curiosités qui témoignent (en tout cas) de la persistance d'une forme de conscience durant certaines phases du sommeil.

 

 


 

PARALYSIE DU SOMMEIL :

 

 

 

 

Les parasomnies ont pu contribuer à alimenter de nombreuses croyances sur les fantômes ou les phénomènes de possessions.
Ces phénomènes sont aussi parfois à l'origine d'un certain nombre de "Sexsomnies".
On pense qu'il y a également lieu de les rapprocher des témoignages de "voyage astral", de visites de "martiens", et autres expériences de lévitations. Ces états dissociés de conscience sont favorisés par la privation de sommeil.

 

 

 

 

 

 

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3) TROUBLES DU COMPORTEMENT EN SOMMEIL PARADOXAL

 

 

Les TCSP correspondent à une anomalie de la paralysie (par abolition active du tonus musculaire) qui se produit normalement au cours du sommeil paradoxal.
Le sujet est ainsi capable de bouger au cours de son rêve.
Cette anomalie peut donner lieu à des comportements auto- ou hétéro-agressifs (pouvant avoir des conséquences judiciaires).
Leur survenue doit conduire à pratiquer un bilan neurologique dans un centre du sommeil.
NB : Il est parfois difficile de distinguer les crises qui surviennent au cours du sommeil paradoxal de celles qui surviennent en sommeil lent (qui traduisent une forme bénigne de somnambulisme).

 

 

CATATHRÉNIES :

 


Les catathrénies sont des vocalisation expiratoires à type de gémissement, de cris de douleurs ou de grognement inarticulés qui peuvent survenir (durant de longues périodes) tout au long de la nuit, et occasionner une gène sociale (et conjugale) importante.

 

Les cris peuvent se prolonger sans interruption, ou alterner avec des bruits de gorges très étonnants (Cf. document ci joint).
On pense qu'ils se produisent essentiellement au cours du sommeil paradoxal.
Comme la plupart des phénomènes liés au sommeil paradoxal, les catathrénie frappent par leur aspect étrange et sans le moindre rapport avec la personne qui semble possédée par un personnalité étrangère à elle même. (Selon les témoins, la tonalité de la voix, le choix du vocabulaire ou même le type de comportement, ne sont pas habituel. Cela suscite souvent bien des interrogations autour des phénomènes paranormaux...).
Il est illusoire de leur chercher une interprétation sous l'angle de l'inconscient...
On peut aussi y voir l'explication de nombreuses légendes à propos des sinistres hululement des fantômes qui terrorisaient nos ailleuls.

 

 

SEXSOMNIES :

Les "sexsomnies" sont des comportements involontaires à connotation sexuelle survenant au cours du sommeil.
On décrit des "Somnambulismes sexuels" qui traduisent une anomalie du sommeil lent (éveil dissocié)
Le sommeil paradoxal étant associé à la survenue d'une érection, certaines pathologies (rêve dissocié) sont compliquées de faits réels ou interprétées comme des troubles à caractère sexuel.

 

 


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Article ajouté le 2009-05-08 , consulté 108 fois

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