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Etats-Unis. Ni accord, ni débat ?
korben-


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posté le 2008-09-26 à 12:08:28

Le premier débat télévisé entre les candidats démocrate et
républicain à la Maison Blanche, Barack Obama et John McCain, reste prévu ce soir mais le sénateur de l'Arizona a laissé planer le doute sur sa participation à cet événement clef de la
campagne.

Le sénateur de l'Arizona a demandé le report du débat et affirmé qu'il ne participerait pas à un débat tant qu'une solution n'aura pas été trouvée pour sauver le système financier américain.


Reporter le débat ?

Cet argument est contesté par le camp démocrate qui a fait remarquer que les parlementaires américains n'avaient pas attendu M. McCain pour se mettre au travail et que la décision du sénateur de l'Arizona de suspendre sa campagne et de demander le report du débat intervenait alors qu'il accuse une baisse sensible dans les sondages.

Les parlementaires américains réunis au Congrès se sont quittés hier soir sans parvenir à un accord et doivent eprendre leurs travaux ce matin.


Questions internationales

Le débat,
qui sera télévisé sur les grands réseaux américains, est prévu à 21H00, heure de Washington (01H00 GMT, samedi) depuis l'Université du Mississippi (sud) à Oxford. Il doit durer 90 minutes et être consacré aux questions internationales et de sécurité nationale mais il est probable que la crise du système financier sera abordée. MM. Obama et McCain se trouvaient à Washington hier soir après avoir participé à une réunion à la Maison Blanche aux côtés du président George W. Bush, du secrétaire au Trésor Henry Paulson, du président de la Réserve fédérale américaine Ben Bernanke et de parlementaires démocrates et républicains du Congrès. M. Obama est attendu à Oxford aujourd'hui en début d'après-midi. L'équipe de M. McCain a indiqué que le sénateur n'avait rien prévu vendredi.
Plus d'une chose à la fois
"J'espère qu'il viendra", a déclaré M. Obama. "Je pense qu'il est parfaitement possible de faire plus d'une chose à la fois, cela fait partie des conditions requises pour qui souhaite devenir président des Etats-Unis", a-t-il ajouté dans un entretien avec la chaîne d'information en continu CNN. "Notre économie est en crise et notre nation fait face à deux guerres à l'étranger. Les Américains méritent d'entendre directement comment moi et le sénateur McCain entendons diriger notre pays. Les temps sont trop graves pour mettre notre campagne en veilleuse ou ignorer toutes les questions auxquelles le prochain président devra faire face", a-t-il ajouté.
Pas de décision prise
John McCain a simplement dit "espérer" participer au débat avec son adversaire. Un peu plus tôt, son équipe de campagne avait rapporté que M. McCain n'avait pas encore décidé s'il allait participer ou non au débat. "Aucune décision n'a été prise, aucun nouveau projet de déplacement n'est prévu pour le moment", avait indiqué Kimberlin Lipscomb, une porte-parole du candidat républicain.

D'où vient la crise ?
Pour comprendre la crise actuelle, il faut remonter à 2001. A l’époque, pour relancer l’économie après l’éclatement de la bulle internet, le président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, fait le choix de baisser fortement les taux d’intérêt.
Conséquence : grâce à un crédit moins cher, les ménages américains s’endettent pour consommer mais aussi pour investir dans l’immobilier.
Prêts immobiliers risqués
Après la bulle internet, c’est une autre bulle qui prend forme : la bulle immobilière. On achète de l’immobilier à crédit pour le revendre plus cher plus tard. Pour accompagner le mouvement, les établissements financiers créent des produits nouveaux : des titres de placement dont le rendement s’appuie sur cet espoir de gain des prêts immobiliers risqués (« subprimes »). Puis la machine s’emballe. Ces titres s’arrachent mais l’immobilier commence à battre de l’aile. Les emprunteurs peinent à rembourser leurs dettes. Et les investisseurs commencent à douter de la valeur de tous placements complexes. Tout le monde veut récupérer sa mise en même temps. Ce qui fragilise les banques qui doivent rembourser. Et quand une banque ne peut plus prêter de l’argent, faute de pouvoir utiliser les dépôts de sa clientèle ou faute de confiance auprès des autres banques pour emprunter auprès d’elles, elle s’approche de la faillite.

700 milliards pour quoi faire ?
Pour tenter d’enrayer la crise financière, l’administration Bush décidait de mettre 700 milliards de dollars sur la table. En fait, c’était une gigantesque lessiveuse qui allait être mise en place.
Pendant deux ans, le gouvernement fédéral aurait été autorisé à racheter aux banques leurs créances douteuses, c’est-à-dire les actifs liés à des emprunts dont elles ne toucheront peut-être jamais le remboursement. L’objectif, c’est tout simplement de sauver les banques américaines de la faillite.

Ce plan a été élaboré par le secrétaire au Trésor, Henry Paulson. Mais s’il n’a pas encore emporté l’adhésion du Congrès, c’est que subsistent encore de nombreuses interrogations : suffirait-t-il à mettre fin à la crise ? Le gouvernement réussirait-t-il à revendre à un meilleur prix les créances douteuses dans quelques mois ?

Une chose est sûre : c’est le contribuable américain qui paierait l’ardoise. Après des années de baisse d’impôts et de cadeaux fiscaux, les ménages devraient inévitablement payer l’addition.

Voilà qui pèserait lourd sur leur consommation et leur capacité à emprunter dans les années à venir. Le prix à payer, selon l’Administration Bush, pour éviter une crise plus grave : la poursuite de la chute du marché de l’immobilier, des banques en faillite et un tarissement des prêts à la consommation.


Take A Look In The Miror

korben-


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59 messages

posté le 2008-09-28 à 20:45:43

Le Congrès américain semblait proche d'un accord dimanche sur le plan de sauvetage bancaire tandis que les discussions se poursuivaient en Europe pour aider le belgo-néerlandais Fortis, malmené par la crise qui aurait fait une autre victime, la britannique Bradford and Bingley.

Tôt dimanche, les leaders démocrates du Congrès et le secrétaire au Trésor Henry Paulson ont annoncé des "progrès importants" vers une signature du plan qui prévoit le déblocage de 700 milliards de dollars pour racheter les créances douteuses des banques américaines.

Si un accord était conclu, la Chambre des représentants pourrait voter ce plan lundi.

L'administration Bush souhaite que le Congrès parvienne à un accord sur ce plan avant l'ouverture lundi des places financières mondiales, afin de calmer les marchés et stabiliser le système financier.

Dans les âpres discussions autour de son plan, le gouvernement a dû affronter des réticences venant de son propre camp républicain hostile à une intervention de l'Etat dans le secteur privé, dont l'ampleur est unique dans l'histoire américaine.

Le candidat républicain à la Maison Blanche John McCain a déclaré dimanche sur ABC que les "grandes lignes (du plan montrent) que c'est quelque chose que nous allons tous devoir avaler et avec lequel nous allons pouvoir avancer. Mais l'option de ne rien faire n'est tout simplement pas acceptable".

Son rival démocrate Barack Obama a également déploré le prix à payer par le contribuable. "Quand on demande aux contribuables de prendre des mesures extraordinaires à cause de l'irresponsabilité de certains, il n'y a pas de quoi se féliciter. Mais ces mesures sont nécessaires", a-t-il concédé.

Selon l'ébauche transmise par le cabinet de la présidente de la Chambre des républicains Nancy Pelosi, la manne des 700 milliards de dollars serait versée en plusieurs fois. Le plan donnerait la priorité au remboursement de l'Etat, après une dépense initiale très lourde pour les finances publiques.

Il assurerait entre autres un contrôle public étroit des rachats aux banques d'actifs invendables, et limiterait les "parachutes dorés", selon l'expression de la présidente de la Chambre Nancy Pelosi.

Alors que ces tractations se poursuivaient, en Europe d'intenses pourparlers se tenaient dimanche entre gouvernements et autorités de supervision européennes et du Benelux pour trouver une solution à la crise de confiance traversée par le bancassureur belgo-néerlandais Fortis.

"Nous sommes en contacts permanents avec les autorités de surveillance (...) y compris la banque centrale européenne et tous nos collègues luxembourgeois, néerlandais ou français pour voir quelle est la situation exacte chez nous comme dans les pays voisins et quelles sont les solutions possibles", a indiqué le ministre belge des Finances, Didier Reynders, à la télévision publique belge RTBF.

Les français BNP Paribas et néerlandais ING sont les candidats les plus sérieux à un rachat de tout ou partie de Fortis, mais elles exigent des garanties d'Etat, ont affirmé dimanche des médias belges sur leurs sites internet.

L'action Fortis a perdu plus de 20% de sa valeur vendredi en Bourse, en raison de craintes quant à sa solvabilité.

La crise financière a éclaté il y a un peu plus d'un an dans le secteur du "subprime" -- crédits hypothécaires à hauts risques à taux de remboursement élevés et variables -- aux Etats-Unis. Elle a provoqué ces dernières semaines la faillite de grands noms de la finance américaine dont Lehman Brothers et Washington Mutual et aurait fait une nouvelle victime en Grande-Bretagne, selon la presse de dimanche.

Selon le site internet de la BBC, le gouvernement britannique va nationaliser les prêts de la banque en difficulté Bradford & Bingley (B&B) et cherche à vendre ses succursales à une autre banque. La BBC affirme que le Trésor va utiliser pour cette nationalisation la législation spéciale qui avait servi en février pour le sauvetage de Northern Rock.

L'annonce officielle de ces projets pour B&B, spécialisée dans l'investissement locatif, pourrait être faite dès dimanche soir, ou lundi matin, selon BBC. Si B&B disparaît, elle sera la quatrième banque britannique à subir ce sort cette année, avec Northern Rock, Alliance & Leicester et HBOS, qui va être achetée par sa rivale Lloyds TSB.

Take A Look In The Miror

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